Lettre à Marc Escola

Mr Marc Escola,

 

J’ai lu avec le plus grand intérêt votre article « Le commentaire est-il une écriture seconde ?», car il s’avère coïncider avec mes activités de critique de Roa Bastos, en effet, chez cet auteur paraguayen, authentique Génie, l’endotextualité: « capacité du texte à s’observer et à se générer lui-même », est si grande qu’elle appelle aussi de la part du lecteur l’hypertextualité du « liseur », (esp : leedor), les fécondes et attentives relectures qui débouchent sur la ré-écriture…

 

Nous sommes quelques uns à avoir été aspirés dans son tourbillon hypertextuel, ( J.J.Saer, A.Maciel, T.E.Martínez, C.Orlando) et des critiques comme moi n’y ont pas échappé, poésies sur Roa et le Paraguay imbriquées dans un métatexte critique, puis ré-écriture de « Moi le Suprême », dans mon premier recueil de fictions, publié à La Société des Ecrivains, à compte d’auteur, en mars 2006 :

 

Le livre et autres délivres, « Moi Sarkousette le Suprême »

 

« De l’intérieur même de l’art », pour parodier Steiner, je reproduis de l’art roabastien, -sans atteindre évidemment la grandeur du Maître-, et m’installe ainsi dans cette critique « fictionnelle » ou cette fiction métatextuelle, en particulier dans les paratextes, ce qui démontre que l’on peut être à la fois chercheur et créateur…

 

En tout état de cause, entre la thèse de Steiner et la vôtre, laisser la critique aux auteurs ou sauver la critique pour sa valeur pédagogique, je crois que vous avez parfaitement souligné à la fin de votre exposé, que ce qui importe le plus c’est la capacité du critique ou de l’auteur à créer, de façon transfinie dirait Roa, des « possibles textuels »…

 

Evidemment dans les deux camps, on comptera quelques brebis galeuses, mais dans l’ensemble ils ont tendance à présent à se fondre et se confondre, voir l’exemple d’Andrés Neuman, l’auteur hispano-argentin, spécialiste de l’auto-métatexte de type endotextuel, et excellent romancier, et celui déjà célèbre de Juan José Saer, dignes héritiers tous deux de Jorge Luis Borges…

 

Je vous joins donc pour étayer mes thèses deux articles, « Le texte et ses liens dans quelques œuvres d’Augusto Roa Bastos », CRIMIC SAL, La Sorbonne, sous presse, et « « Métaphorismes », jeux de construction de l’écriture et de l’homme, d’A.R.Bastos », où je démontre parfaitement que les catégories de Genette ne sont pas des compartiments étanches, loin s’en faut, et que c’est de leurs intersections que jaillit justement la « signifiance », tout comme elle sourd de l’hypertextualité…

 

Bien à vous, j’aimerais que vous facilitiez la mise en ligne du second article, sur votre super site, et que vous le publiiez dans la revue ACTA FABULA, s’il vous intéresse bien entendu…

 

* Visitez pour finir mon blog bilingue sur Roa Bastos, il est possible aussi de le mettre en lien avec Fábula, si vous l’en jugez digne..

 

http://spaces.msn.com/members/ROABASTOS/PersonalSpace.aspx

 

Eric Courthès

 

Acerca de eroxacourthes

French traveller, writer and translator, foolish of Latin Amarica!!!
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